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l'eau

potable

J’ai appris à me retenir
De boire
J’ai appris à manger sec
A rester sans voix
Et à ne pas tout voir tout le temps
J’ignorais que nous avions cette capacité
De vivre et de manquer
Je ne suis pas pressée
Toi tu es là et ça me suffit
L’eau viendra
L’eau viendra
C’est quelque chose de lent
La soif c’est comme le froid
Comme ce que j’imagine du froid
Proche du sommeil
J’ai l’impression de rêver
Tant que tu restes avec moi
Et tant que tu me regardes
Je n’ai pas l’impression de manquer. 

note :

L’eau potable est un combat entre deux femmes qui se disputent un unique verre d’eau. Clausewitz, dans les premières lignes de son traité sur la guerre, écrit : « La guerre n’est rien d’autre qu’un combat singulier à grande échelle ». Nous avons choisi de réduire à l’échelle d’un simple verre d’eau pour représenter le plus simplement possible ce qui nous inquiète dans les conflits de notre temps autour des ressources raréfiées. Deux femmes comme seules belligérantes; une table comme seul territoire, et un simple verre d’eau pour lequel elle se battent. Ce à quoi s'ajoute la destruction du sentiment amoureux par le conflit qui les oppose. La tendresse qui unit les deux femmes lorsqu’elles ont soif et qu’elles se promettent un partage égal de la ressource se change en méfiance, en agression et en violence lorsque le verre est finalement, rempli d’eau, posé entre elles. 

équipe : 

Dialogues : Nicolas Barry

Images : Lucien Vallé 

Son : Camille Vitté 

Avec 
Lou de Laâge 
Ambre Pietri

actualités 


Sortie prévue hiver 2020

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